Télétravail et confinement : comment s’organiser pour ne pas craquer

Télétravail et confinement :
Comment s’organiser pour ne pas craquer

Celles et ceux qui ont l’habitude de suivre mes cours m’auront très certainement entendue dire qu’on ne fait pas un métier choisi par hasard.

Pourquoi suis-je professeur de yoga ?

J’ai toujours cherché à traverser le mouvement juste et bon pour le corps, à ressentir, à connecter.
Tout cela est vrai, mais plus j’avance, plus je me rends compte que cette vérité n’est que le sommet de l’iceberg.

Pourquoi suis-je réellement et profondément devenue professeur de Yoga ?

Si je suis honnête avec moi-même, c’est très certainement avant tout parce que je suis ce qu’on appelle une hypersensible, une grande stressée, une angoissée, une perfectionniste, une flippée de la vie, une fille qui « psychote », se fait des films catastrophes toute seule pour tout et pour rien ! Oui, oui, je suis comme ça. J’ai peur très souvent, trop souvent, presque tout le temps en fait, mais je suis aussi très travailleuse, courageuse, passionnée et surtout, j’aime les autres.J’aime les gens, tous ou presque, je vous aime, j’aime distribuer le bonheur, ou contribuer à en apporter un peu.
Bref, plus j’avance, plus je suis sûre du chemin que j’emprunte et vous savez quoi ? Moins j’ai peur et plus je suis confiante, car ce qui me porte c’est avant tout, aimer. Vous aimez, un peu égoïstement, je me repends, car j’ai besoin d’aimer l’autre pour m’aimer moi-même.

Si je vous dis tout ça, si je me livre, c’est pour vous rassurer : VOUS N’ETES PAS SEUL(E) !
Vous n’êtes pas seul(e) à être stressé(e), angoissé(e), perdu(e), parfois paniqué(e). Et le télétravail est loin d’être rassurant pour les grands angoissés.
Tout comme vous j’ai paniqué à l’idée de passer en télétravail :
« Comment faire des vidéos : je n’ai pas de caméra, de micro, je n’ai pas la place chez moi, j’ai mes enfants, mon chien, ça va être bruyant et je ne supporte pas de me voir à l’écran, ça va être horrible, je ne vais jamais y arriver !!!! Et puis je vais devoir annuler mes soirées méditation, mes matinées yoga, comment vais-je m’en sortir ?! »
Voilà quel a été mon premier discours intérieur.
Une fois la panique passée, les premières improvisations organisationnelles traversées, je me suis calmée etorganisée.

Je me suis fait un emploi du temps professio-familial avec des temps pour l’école à la maison, les jeux avec les enfants, la cuisine, le travail (préparation de cours, tournage vidéo, montage, rédaction de mails, partage…) et des temps de pause.
Au premier abord, ça peut paraitre compliqué, mais lorsqu’on est quelqu’un d’angoissé, un programme bien ficelé ça rassure. J’essaie de m’y tenir au mieux sans pression, de garder des moments « off » ou presque : lors d’une tétée silencieuse avec mon petit dernier par exemple, ou d’une activité cueillette ou loisir créatif avec ma grande. Pendant ces moments-là, je me recentre et je respire, je m’étire simplement, je baille.

Ce programme n’a pas été parfait dès le début, au départ il était trop exigeant, j’avais donc une sensation d’échec permanent, je l’ai donc revu et corrigé plusieurs fois jusqu’à ce qu’un bel équilibre entre obligation, désir, réussite, détente et satisfaction se mette à poindre.

Si vous vous sentez angoissé(e), stressé(e) et/ou débord(é), je vous conseille de tester la création de votre programme pouvant comporter par exemple :

• Heure de levée.
• Temps de petit-déj si vous en prenez un.
• Activité bien-être matinale pour se mettre en route (ex : quelques salutations au soleil, une médiation, ou lire un chapitre du livre de votre choix attention une lecture plaisir pas boulot ! ou juste un temps de rien.)
• Regarder son programme du jour attentivement et en redéfinir l’ordre si besoin.
• Temps de travail sur une plage horaire définie (travail terminé ou pas quand c’est l’heure on stoppe) et/ou école à la maison (pas plus de 2h d’affilé pour les adultes et grands enfants, 45 min pour les plus petits, à renouveler après la phase de pause de 5 à 15min)
• Pause où on bouge, on se lève, on marche, on s’étire, on respire, on peut même, en prévenant son entourage, crier un bon coup ou chanter à tue-tête si on en a besoin (moi je craque souvent bruyamment, je ne préviens plus, ici tout le monde le sait « ça y est c’est son quart d’heure ! » ça amuse tout le monde et ça met de bonne humeur !)
• Temps de travail/école
• Etc…
• Temps de repas (préparation + dégustation + pose tisane/café/détente/respiration + un petit plaisir silencieux pour s’encourager. Ici on mange un carré de chocolat)
• Temps de travail/école
• Pause
• Temps de travail/école
• Etc…
• Temps de repas
• Choisir une heure de coucher et s’y tenir, même avec un livre. ATTENTION PAS D’ECRAN surtout pour les insomniaques !

TRES IMPORTANT :Profiter de la soirée pour se détendre et organiser son programme du lendemain :

1. Profiter pleinement des enfants si on en a (on ne parle pas des devoirs, on ne parle pas des bêtises, on joue, on fait des câlins, on lit des histoires, on PRO-FITE !)
Et quand les petits sont couchés :
2. Faire sa« to do liste » du lendemain.
3. S’avancer (préparer la table du petit déj’, sortir les ingrédients, choisir les repas du lendemain et prédécouper les légumes et pré-peser les autres condiments pour gagner un temps précieux.)
4. Ranger sa maison (ramasser tout ce qui traine, faire un brin de ménage où c’est utile)
5. Aller au lit à l’heure avec une maison en ordre, un programme du lendemain établi et le plaisir du devoir accompli.

Bien sûr des centaines d’autres programmes/organisations sont possibles. Je vous donne la méthode que j’utilise, elle n’est pas parfaite, rien ne l’est, mais elle est top pour moi. J’espère que ça pourra vous donner une base pour que vous puissiez travailler chez vous avec moins d’angoisse et plus de plaisir.
Et n’oubliez pas, le plus important. Vous êtes capables de vous gérer vous-mêmes, vous êtes la/le meilleur(e) et je dirais même la seule personne à savoir vraiment quel fonctionnement sera le must pour vous. Faites-vous confiance !

Mon aventure couches lavables

Mon aventure couches lavables

Vous vous dîtes peut-être, mais pourquoi écrit-elle un article sur les couches lavables sur un blog de yoga !?!

Si j’ai choisi de rédiger cet article, c’est parce que je trouve que cette transmission d’informations et d’expérience est d’une très grande importance sociétale. En effet, sans vouloir m’improviser moralisatrice ou afficher un pessimisme déconcertant, vous n’êtes pas sans savoir que notre espèce humaine est à l’origine du plus grand des désastres écologiques. Une démarche permettant de réduire notre production de déchets me semble donc capitale et je sais que vous, pratiquants de yoga, êtes particulièrement sensiblesà cette problématique.

Il y a maintenant plus de dix ans naissait ma grande fille. Ma vie était loin d’être celle d’aujourd’hui. Je ne connaissais mon mari actuel et père de mes enfants que depuis quelques mois quand nous avons eu la surprise de découvrir que nous attendions un enfant. Nous étions tous deux étudiants en licence, lui en psychologie et moi en art. Nous faisions de petits boulots, moi en fastfood et grande distribution et lui en préparation de commande… Nous n’avons donc rien eu le temps, ni les moyens de préparer, nous avons improvisé et j’en ai de multiples souvenirs, émue, avec beaucoup de difficultés et de bonheur aussi. Puis nous avons grandi, cessé nos études, puis repris pour moi (plusieurs fois), enchainé les emplois multiples. C’était dur, mais on s’est accrochés. Puis la douceur s’est enfin installée, il y a quelques années quand j’ai pris mon courage à deux mains et que je me suis installée à mon compte. Mon mari était enfin en CDI depuis un moment, nous étions rassurés, j’ai donc cessé les contrats injustes (y compris dans le milieu du yoga !) pour me recentrer sur mon entreprise. C’est là, évidemment, que le projet d’un deuxième enfant a vu le jour et cette fois-ci nous avons eu la chance de pouvoir le penser.

Mon mari, Lucas, et moi-même avons donc parler couches-lavables ensemble et avons opté pour cette méthode pour plusieurs raisons :

1. Plus écologique. En effet, contrairement à ce qu’on entend bien trop souvent les couches lavables ne consomment pas plus d’eau que les jetables car la fabrication d’une seule couche jetable nécessite 120 m³ d’eau, alors qu’il en faut deux fois moins, soit 83m³, pour laver une couche lavable de la naissance à la propreté de l’enfant. Sans compter que pour produire les couches jetables il faut utiliser du plastique et donc du pétrole, ainsi qu’une cinquantaine de produits chimiques. NB : selon l’étude réalisée par LandbankConsultancy pour l’’association Women’sEnvironmental Network (WEN), les couches jetables, par rapport aux couches lavables consomment :3,5 foisplus d’énergie, 2,3 fois plus d’eau, 8,3 fois plus de matières premières non renouvelables, 90 fois plus de matières premières renouvelableset génèrent 60 fois plus de déchets solides.
2. Plus sain pour les fesses de bébé : je ne sais pas vous, mais depuis que je sais tout ça, je n’ai plus envie de mettre des couches jetables à mon bébé. Et sachez que les couches jetables vous disent souvent ce qu’elles n’ont pas mis comme produits chimiques dedans, mais omettent de vous dire ce qu’elles laissent à l’intérieur !
3. Plus économique : même en comptant le budget lessive la différence lavable/jetable va presque du simple au double. Pour les couches lavables, en fonction de votre achat (neuf ou occasion / choix de la marque et du système) vous en aurez pour une fourchette allant en moyenne de 300€ (parfois moins) à 800€ pour vos couches lavables, contre environ 1500€ de couches jetables de la naissance au 2 ans de votre loulou, donc si l’enfant est propre plus tard ça augmente encore mais que côté jetable.

Ce qui nous a fait hésiter :

1. L’entretien : on avait peur de ne pas réussir à gérer les lessives en plus de l’arrivée d’un bébé et vous savez quoi : eh bien ce n’est pas sorcier. Le conseil que je vous donnerais c’est de vous y mettre de suite pour ne plus vous laisser « séduire » par l’extrême facilité inégalable du jetable ; si vous prenez l’habitude c’est fichu, vous repousserez au lendemain et vous trouverez tout un tas d’excuses pour vous pardonner vous-mêmes. Mais ça reste très simple : on jette le caca dans les WC ou à la poubelle (nous on met un voile jetable biodégradable dans la couche parce qu’on est des précieux on n’aime pas se salir les doigts) et on vise le sceau à couche pour un stockage au sec ! C’est tout ! Ici tous les deux jours on fait une lessive spéciale couche et c’est reparti.
2. Les déplacements : finalement c’est pareil sauf qu’au lieu de mettre la couche sale dans une poubelle on jette le cadeau offert par bébé s’il y en a un et on plie la couche sale dans un sac à linge dans le sac à langer, c’est tout. C’est pareil qu’à la maison. Le seul vrai bémol c’est les vacances sans machine, là je dois avouer que c’est le seul moment où j’opte pour les jetables ; juste par flemme de laver à la main, je me repends.
3. Les critiques : ça par contre on en essuie, je ne vous dirais pas le contraire ! C’est aussi pour cela que je fais cet article, pour que vous ayez de suite du répondant. Si vous optez pour cette solution, car pour la consommation d’eau j’ai dû faire des recherches pour justifier mon choix suite à de nombreuses critiques. Et oui ! L’entourage n’est pas toujours bienveillant, comme nous tous d’ailleurs, personne n’est parfait.

Ce que nous aurions aimé savoir avant :

1. Il faut essayer sur son bébé avant d’acheter : il y a beaucoup de choix, de marques, de système de couches. Les couches à poches, les TE1, TE2, TE3 (signifiant tout en 1,2 ou 3), les couches classiques, les shortys/culottes en PUL ou polaire, les shortys/culottes en laine, les BEBELA, les langes classiques, les langes pré-pliés, preflods, les langes à nouer, les contours, les couches pré-plates et double-plates. Nous, par exemple, avions pensé prendre des TE2 car le système nous convenait théoriquement bien. Elles sont composées d’une partie imperméable en PUL (en gros la couche qu’on voit) dans laquelle on choisit de mettre des absorbants (langes ou inserts) Nous avons donc acheté des TE2 mais aussi des TE1 pour notre nounou (une fois assemblées, ça ressemble et s’utilise « presque » comme une couche jetable (le presque c’est parce qu’on la jette pas, hein !)) Finalement nous avons revendu les TE2 pour ne garder que les TE1 évolutives que nous avons adorées de suite. Faciles à utiliser, très efficaces et en plus très jolies ! Puis en cherchant la « super couche de nuit méga absorbante » je suis tombée sur les BEBELAS et celles-là je les trouve vraiment super aussi. Bébé peut pioncer 14h jamais ça ne débordera, honnêtement du jamais vu en jetable !
2. Ça fait un gros popotin et certains vêtements de conviennent pas : C’est pas dramatique, on s’y fait. Pas de pantalon ajusté, c’est tout, mais après tout à cet âge-là c’est le confort qui prime et on peut avoir de très beaux sarouels.

Les point positifs imprévus :

1. Beaucoup moins d’odeur : en fait une couche jetable ça sent, promis, ça pue, une lavable non.
2. Pas de rougeurs sur le popotin, pas d’irritation ! le top ! et pourtant mon fils a la peau fragile, avec une tendance à l’exéma.
3. Certaines couches sont trop belles.
4. Pas de débordements qui vont jusqu’en haut du dos, pas un seul en 11 mois en couche lavable, les seuls qu’on a eu c’était en jetable en vacances ! Des matins avec un bébé au sec dans sa couche, même après une énorme nuit !

Notre routine d’entretien des couches pour les intéressés :

– On monte la couche et on l’utilise (enfin bébé pas nous !)
– On la met sans le popo, mais avec le pipi en stockage au sec dans un sceau qui ferme. Le popo direction la poubelle ou les WC.
– Tous les deux jours en moyenne, on fait une machine que de couches en deux temps :
1) On « démonte » les couches, c’est-à-dire qu’on enlève les langes ou inserts de la poche centrale de nos TE1 et on déplie et sépare bien tout dans la machine. C’est vrai ce n’est pas le moment le plus fun on touche un peu le pipi.
2) Un rinçage de 45 ou 59 min à 30° avec ½ dose de lessives écolo et essorage à 1400T/M
3) Un lavage de 2h59 à 60° avec 1 dose de lessive écolo et du percarbonate, essorage à 1400T/M
4) On étend les couches
5) On les monte et on les range ! C’est tout !

Voilà je crois que je vous ai tout dit ! N’hésitez pas à fouillez sur facebook ; plein de groupes de couches lavables sont des mines de conseils. Je suis sur celui nommé Couches lavables entraide et bienveillance et c’est sur celui-ci que j’ai appris toutes ces informations. Oui ça peut faire « peur » car il y a pleins d’infos mais après vraiment ce n’est pas compliqué, même en travaillant ! Alors allez-y, foncez !!! Dites-vous qu’un seul bébé fait l’équivalant de toute sa chambre remplie du sol au plafond de couches à jeter, préférer le lavable ça fait de suite une très grosse différence.

Retour en images sur le stage de yoga du mois d’Août

Retour en images sur le stage de yoga du mois d’Août dernier

« Une parenthèse de Yoga, pour se reconnecter à Soi »

Une petite vidéo pour vous résumer le stage de yoga de cet été.

Parenthèse Yoga du Printemps

Pour tout savoir sur le programme du stage prévu du 12 au 14 avril 2019 à Lignan de Bazas

Stage de Yoga - été 2019

Pour tout savoir sur le programme du stage prévu du 21 au 25 août 2019 à Lignan de Bazas

Pourquoi je ne suis plus végétarienne

Pourquoi je ne suis plus végétarienne

Avant de vous compter mon expérience, je vous dirai que cet article n’est en rien rédigé pour contrer ou faire l’apologie du végétarisme, du végétalisme ou encore du véganisme. Il s’agit juste d’un récit d’expérience. À lire avec bienveillance et détachement.

Il y a maintenant quelques années, je me suis dirigée vers le végétarisme. Par convictions écologiques et pour défendre au mieux la cause animale, car oui je suis le genre de personne qui nourrit à la bequée les oisillons tombés du nid et qui libère les petites souris pour qu’elles vivent heureuses et libres. Petite fille, je regardais même où je marchais pour ne pas écraser les insectes… Bref je me sens plus l’âme d’une proie que celle d’un prédateur…

Étant professeur de Yoga glisser petit à petit vers le végétarisme me semblait donc naturel!

Fière de mes convictions j’expliquais avec le plus de bienveillance possible à mon entourage très compréhensif (à une ou deux exceptions prêt!) les dégâts écologiques majeurs engendrés par l’élevage de masse et la terreur subie par les bêtes dans les abattoirs.

Pendant deux ans j’ai lu, cuisiné, adapté, pesé et équilibré au mieux mon alimentation, légumes, légumineuses, fruits frais,secs et à coques,… mais la fatigue devenait, au fils des mois de plus en plus mordante!
Au bout d’un an (sûrement un peu tard) je fais ma première prise de sang, quelques carences notamment en B12 et en fer. Je me mets à prendre des compléments… Convaincue du bien-fondé de mes choix, je poursuis dans la même direction, tentant sans-cesse de faire mieux. Je cherche des conseils à droite, à gauche. Du côté des mangeurs non restreints, la viande est la solution et de l’autre on insiste sur le fait que je dois «mal faire» car si on fait bien on est pas carencé et puis c’est tout…
Je suis de plus en plus fatiguée, tiraillée entre mes convictions et mes sensations, mes inquiétudes, de plus les kilos s’accumulent, mon corps gonfle…

Au bout d’un peu plus de deux ans, je suis épuisée en permanence; dormir et me nourrir deviennent mes deux principales obsessions, j’ai FAIM TOUT LE TEMPS! Je fais de nouvelles analyses et là le couperet tombe: je suis très carencée en B12, en fer, en tout… Et 20kg bonus au compteur… C’est la panique. J’en parle autour de moi, proches et médecins et je décide de réintroduire un peu de viande et de poisson. En seulement deux mois les choses sont rentrées dans l’ordre, enfin presque, restent les kilos…

Ce retour «à la normale» est assez difficile, mes convictions n’ont pas changé et j’admire réellement les personnes qui suivent, sans tomber malades, un mode d’alimentation ne nécessitant pas d’ôter la vie à d’autres espèces. Je dirai juste aux personne qui se lancent dans cette alimentation bienveillante envers les autres espèces de faire plus de bilan que moi et peut-être une transition moins abrupte que la mienne. Et oui je suis entière, avec moi c’est un peu tout ou rien, j’ai donc arrêté certainement trop brutalement ma consommation de protéines animales… Peut-être… je n’en sais rien… mais la question n’est plus d’actualité.
Je ne tenterai désormais plus de cesser complètement l’apport en protéines animales, je garde en moi un certain regret, une sensation d’échec, mais je sors malgré tout grandie de cette expérience et voici ce que je retiens.

Du côté des mangeurs non restreints. S’il vous plait, arrêtez de rire de cette volonté de changer son alimentation pour défendre une cause si douce que l’égalité inter-espèces et acceptez que certaines personnes vivent parfaitement bien sans viande! Ne soyez pas perdus ou mal à l’aise ou affamés pour elles; tant que quelques fruits et légumes trainent sur la table, un vegan pourra tout à fait prendre l’apéro ou partager un repas à vos côtés!

Du côté des végétariens, végétaliens et végans. S’il vous plaît, acceptez que pour certaines personnes la transition semble impossible, même si «il est prouvé que…». Pour les plus engagés et au caractère bien trempés cessez d’être agressifs, rien ne passe les barrières des préjugés par la force, vous ne ferez que bloquer et blesser vos interlocuteurs. C’est beau et bien ce que vous faites, mais restez tolérants; ceux qui ne vous suivent pas ne sont pas mauvais pour autant.

Pour tous et pour toutes ayez conscience des réalités. Tout le monde ne peut pas se permettre de manger bio, végétal, issu de circuit court et de s’habiller de manière éthique. Le budget compte et pour beaucoup car quand on a peu/pas d’argent, les courses se font en magasin discount.
Ayons l’ouverture d’esprit de reconnaître que vous avez fait un choix oui, mais vous avez aussi «la chance» de pouvoir choisir car vous avez soit l’argent, soit le temps, soit un peu des deux et c’est merveilleux!

Je retiens aussi de tout ça que personne n’est parfait (même pas moi, quelle horrible prise de conscience!!!) mais chacun fait de son mieux (moi comprise). Certains omnivores font du bénévolat à la SPA et certains vegans sont des fashionista consommant de la fast-mode polluant les lacs, provocant la mort de nombreuses espèces peuplant les rivières arrosées de produits chimiques et teintures en tout genre.

Bref, je pense que la plupart d’entre nous faisons ce que nous pouvons, en limitant les déchets plastiques, en choisissant quels vêtements acheter, ou quoi manger.

Si je devais donc retenir un seul mot dans tout ça je choisirais BIENVEILLANCE. Écoutons-nous, essayons de nous parler et de nous entendre sans nous sentir agressés sans cesse, chacun de nous suit le chemin qui lui semble être le plus juste. Et j’ai envie de dire que tout ça c’est très bien! Que du mieux pour nos lendemains! Bravo à vous de faire ce que vous faîtes avec conviction, bravo à vous d’être juste vous-même.

Cet été, rendez-vous au Cap Ferret

Séances de yoga en groupe sur la plage, et séances privatives, solo ou en groupe, à domicile ou en plein air.

Cours de Yoga au Cap Ferret

Yoga, vers le lâcher-prise

Yoga, vers le lâcher-prise

Dans votre pratique du Yoga, de la Méditation, ou dans vos lectures sur le thème du bien-être vous entendrez ou lirez souvent, de façon un peu maladroite, ou simplement par soucis d’aller à l’essentiel que ce qui est important c’est de lâcher-prise.
Dit comme ça, cela peut sembler très simple, sauf que s’il est bien quelque chose que nous ne pouvons obtenir sur commande, c’est bien le lâcher-prise. Plus nous le recherchons, plus il s’éloigne, le vile gredin !

C’est pour cette raison que pour avancer sur le chemin du lâcher-prise,expérimenter son opposé, le contrôle, est la meilleure, je dirais même la seule des options…
L’esprit, tel un enfant en pleine phase d’opposition, s’énerve lorsque nous lui demandons de s’apaiser. Suggérons-lui donc intelligemment de se contrôler pour que, de lui-même, il choisisse l’opposé. Ne soyons surtout pas impatient,au risque que cela prenne du temps. N’attendons rien, sinon rien n’arrivera. Ne cherchons rien, de peur de nous y perdre.
Ce voyage vers le lâcher-prise est un long périple en terres inconnues où l’inconfort est bien souvent de mise et dans lequel, il faut paradoxalement accepter d’emprunter un sentier qui semble mener à l’opposé de ce voyage tant désiré.

Le Hatha-Yoga est une pratique dans laquelle la prise de posture juste, le souffle et le contrôle du mentale tiennent une place de choix. Mais où est le lâcher-prise là-dedans ? La bonne réponse serait très certainement : nul-part… En tout cas pas au début.
En effet, il faut s’armer de patience, le corps doit emmagasiner des informations pour entrer plus agréablement en posture et savourer leur maintien, avant que le charme du bien-être et du lâcher-prise n’opère… Eh oui, le Yoga c’est comme le reste : d’abord nous apprenons et ensuite nous savourons !

Le codificateur du Hatha-Yoga, Patanjali,a considéré que la voix du Yoga comporte 8 étapes, 8 membres, les voici :

1) Yama, les règles de vie envers autrui
2) Niyama, les règles de vie envers soi
3) Asâna, la posture
4) Pranâyâma, le contrôle du souffle
5) Pratyâhâra, le retournement des sens
6) Dharâna, la concentration
7) Dhyâna, la méditation
8) Samâdhi, l’arrêt des fluctuations du mental.

L’étape ultime du voyage, Samadhi, serait donc l’état que nous recherchons. L’état où les pensées ne peuvent plus venir nous troubler. Pour l’atteindre, il nous faut avoir assimilé les 7 autres membres, dont Dhyana, la méditation.Pour maîtriser Dhyana, il faut être à l’aise en Dharana, la concentration. C’est d’ailleurs ce que nous travaillons lors des méditations guidées, la concentration et non la méditation, car comme le lâcher-prise, elle ne peut être induite par la force de la volonté, c’est un état de laisser faire, advenir et être.
Le pranâyâma est là pour aider à calmer le mental, aidant ainsi à la concentration. C’est donc en passant par le corps et les postures, le souffle et les pranâyâma, la concentration puis la méditation que nous avançons sur le chemin du lâcher-prise. Lâcher-prise demande donc une certaine technique, et la technique ça s’apprend !

La voix du Yoga nous permet de nous recentrer, d’accepter et de reconnaître que nous sommes traversés par de perpétuelles contradictions et que cela fait partie de notre nature. Le lâcher-prise serait donc cette capacité à nous placer en tant que témoin, drashtu, de notre corps et de ce qui le traverse dans l’instant, ici et maintenant. Lâcher prise serait donc être pleinement conscient et bienveillant à la fois.

Dans la pratique du Yoga, le lâcher-prise est une conséquence de la pratique. En effet, je dois admettre pour ma part que je ne me sens pas au summum du lâcher-prise quand je suis dans la posture du danseur Natarajasana, sur un pied, le corps penché en avant, le pied pressant la main, la main tenant fermement le pied et la respiration guidée ! Honnêtement allongée dans mon canapé, je me sens nettement plus confortablement installée ! 😉 Cependant au moment où je relâche la posture, là, pendant quelques instants : je lâche prise. Pas seulement au sens propre, évidement j’ai lâché mon pied et la posture bien sûr, mais je suis dans le ressenti, j’habite mon corps, je suis dans l’observation de chaque sensation, à l’écoute de mon expérience.« Une jambe me semble plus encrée que l’autre, quelques picotements remontent le long de ma jambe de terre, la chaleur se diffuse dans mon corps et j’ai parfois une petite sensation d’étourdissement. » Là, à cet instant précis, je suis le témoin de mon corps vivant qui respire et ressent. Le Yoga nous met donc dans les meilleures conditions pour permettre au corps et au mental d’expérimenter le lâcher-prise.

Il serait donc très certainement judicieux de cesser de refuser la nouveauté, l’inhabituel sous prétexte d’inconfort, mais tel un journaliste de sa propre vie de noter notre ressenti et nos sensations tout en continuant à traverser notre propre histoire.
Au quotidien, lorsque nous sommes dans l’action ou que l’ennui nous guette, pourquoi ne pas prendre un peu de recul pour s’observer ?
Plaçons-nous en observateur de la Vie, de notre vie, des émotions et pensées qui nous traversent. Là, nous pourrons toucher du doigt le lâcher-prise en offrant à nos expériences un espace où exister, être accueilli et reconnu, juste pour ceux qu’elles sont : là.

Début des cours de yoga sur Bruges

DÉBUT DES COURS DE YOGA SUR BRUGES

J’ai l’immense joie de vous annoncer que j’ai enfin une salle sur Bruges, à la Résidence Maryse Bastié !!!
C’est avec plaisir que je vous y donne rendez-vous les lundis de 18h45 à 20h15 et les mercredis de 9h45 à 11h00 et de 18h15 à 19h30.
Des ateliers « Parents-Enfants » et « Méditation » sont aussi réalisables dans cette salle les week-ends, pendant les vacances scolaires et le soir (pour la méditation uniquement).
Cependant, comme rien n’est absolument parfait sachez que cette salle ne comporte pas de sanitaires, ni de salle pour se changer : venez donc le corps léger et en tenue pour yogater! 😉
N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations.
Au plaisir de vous retrouver ou de vous rencontrer,
Namaste